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Parviendrez vous à conquérir le monde?



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La cité Fantôme, c'est par où?

MessageSujet: La cité Fantôme, c'est par où? Mer 4 Nov - 16:33
La Cité Fantôme, c'est par où?
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Le Vieux, comme on l’appelle( officiellement appelé Mr Mask), est connu de peu de personnes. Et encore, ceux qui le connaissent ne le connaissent que sous son masque, masque à affichage OLED qui change son visage perpétuellement. Question anonymat, ce type est au top. Il utilise même une voix synthétisée ! Mais surtout, ce qui est le plus intriguant, c’est que le Vieux est introuvable (quand je dis introuvable, c’est que les autorités ont beau le chercher, ils ne savent même pas par où commencer) à moins qu’il ne vous ait lui-même donné rendez-vous. Mais bon, quel est son rôle, me direz-vous ? Eh bien le Vieux confie des missions et rémunère en informations sur la cité Fantôme. Il paraît qu’il en serait revenu, et que c’est la raison pour laquelle il porte ce masque, mais personne n’en est sûr.
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui il m’a demandé d’aller le rejoindre sur le toit d’une habitation dans le Sud de la Cité. Un endroit pas si incongru que ça, figurez-vous, parce qu’à cette hauteur, notre discussion ainsi que notre présence étaient plus qu’impossible à deviner. Sur ce toit, donc, le Vieux s’apprêtait à me donner la mission qu’il avait pour moi.

« Bonjour, Mr Mask. Je vous avoue que grimper jusqu’ici s’est avéré plus ardu que prévu, mais comme à mon habitude je suis pile à l’heure.

- Oui, en effet, mais cela n’est plus une surprise. Mais venons-en aux faits. Vous vous souvenez lorsque j’ai modifié l’émetteur que la Cité vous a implanté lors de votre arrivée ? En réalité, le fait que sa « localisation » suive un trajet prédéterminé lorsque vous vous aventurez au-delà de la cité n’est pas la seule amélioration que j’ai fait. »

Ah oui, encore une chose : ne jamais parler sans son autorisation, à part pour le saluer.

« En effet, votre puce peut également me servir à vous localiser, en dépit de la modification qui rend cela impossible. »

Ah bon. Question confiance, on était au minimum syndical, et encore.

« Ce n’a pas de rapport avec la notion de confiance, mais de sécurité, dit-il comme s’il avait lu mes pensées. Je tiens à ne prendre aucun risque inutile et inconsidéré. Des questions ?

- Oui, une seule. Quand souhaitez-vous que je parte ?

- Il m’avait pourtant semblé être clair. Votre mission a déjà commencé. La mission commence dès la rencontre, comme je vous l’ai dejà rappelé. À présent, vous pouvez disposer. »

Génial ! Franchement, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour obtenir des informations… Je lui aurai bien demandé plus de détails, mais la dernière fois il m’a dit qu’il disait toujours ce qu’il avait besoin de dire, et que tout ce que j’avais à apprendre serait dit lors des rencontres ayant lieu à chaque début de mission.

Quatre heures plus tard, j’étais dans le No Man’s Land, dans ma tenue noire favorite (un héritage des militaires du continent Américain pré-néopangéen, récupéré dans une de leurs anciennes casernes souterraines) et pressant un masque anti-pollution sur mon visage. Le Vieux avait été clair : au bout de six heures, ce masque signera ma mort par asphyxie, faute de cartouches purificatrices. La bonne nouvelle, c’est que je voyais enfin la Cité que j’allais devoir infiltrer : celle du Solstice. Bon, ça n’allait pas être une mince affaire, mais le Vieux m’avait bien débriefé auparavant, donc le plan était clair comme de l’eau de roche. Le Vieux préférait débriefer à l’aide d’un pigeon voyageur, aussi ne le faisait-il jamais lors de l’entretien.

Le plan était simple : s’infiltrer par les sous-sols. Ne me demandez pas comment il a connaissance de ce passage, mais il y avait un ancien terrier, dissimulé sous un buisson d’aubépine, qui menait directement aux égouts de la Cité. Encore fallait-il trouver ce buisson-là, se faufiler dans le terrier, desceller la grille des égouts, passer, replacer la grille et ressortir par une bouche d’égouts bien définie, histoire de ne pas être trop loin de la demeure visée. Ah oui, le tout en moins d’une heure et demie. Il ne faut également pas ressortir trop tôt, le timing ayant été calculé pour que je sorte pendant la nuit, qui se trouvait aussi être une nuit sans lune et donc particulièrement propice à la dissimulation. De là, je pourrai accomplir ma mission. Quoi, vous être curieux ? Je vous en annoncerai le but dans quelques instants, laissez-moi juste le temps de trouver ce fichu buisson…

J’ai mis en tout vingt minutes à trouver ce satané buisson, et je suis finalement devant la grille. Il me reste une heure et dix minutes, et pour être honnête je commence à me demander si le timing est bon. Bon. Il y aurait, selon mes sources (un pigeon, je vous le rappelle), un barreau descellé en bas à droite… En effet, mais il est bien dissimulé. Je dois enlever ce barreau – qui n’est pas attaché au reste de la grille – pour me faufiler dans l’espace ainsi créé.

Bon, une fois de l’autre côté, ça a (heureusement) été plutôt facile de le remettre en place… Mais facile n’est pas forcément synonyme de silencieux, et j’ai dû déguerpir en vitesse pour éviter de me faire pincer. Ce serai bête, n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, la bouche d’égouts par laquelle je dois sortir est là où je l’attendais, c’est déjà un bon point. Prochaine étape, sortir de là et tenter de ne pas me faire capturer. Et mon masque qui n’indique plus que quinze minutes… Comment ai-je fait pour mettre aussi longtemps ?

Encore une bonne nouvelle, il fait effectivement nuit noire dehors. Vous savez ce que ça signifie ? Eh bien ça signifie que personne n’est dehors (logiquement), et que grâce à mon masque les caméras (si caméras il y a) ne pourront pas me voir. Bonne nouvelle, non ? Ah oui, je devais vous dire le but de ma mission… En fait (gardez-le pour vous, surtout !), je suis censé m’infiltrer en tant qu’hybride domestique, parce que le Vieux veut à tout prix avoir un exemplaire de la puce des Hybrides Esclaves. Dans son courrier, il m’avait aussi expliqué que la localisation d’autres puces que l’on m’injecterait serait falsifiée par ma première, qui elle serait indétectable par les scanners du solstice.

Un plan parfait, me direz-vous. Eh bien figurez-vous que je vais devoir donner de ma personne, de mon côté ! Je dois me faire mettre une autre puce, et jouer les esclaves pendant une semaine pour, tant que j’y suis, récolter un maximum d’informations sur la Cité. Heureusement, le Vieux m’a promis (et il tient toujours ses promesses) qu’il me donnerait l’emplacement de la Cité Fantômes, ainsi que les moyens d’y arriver si j’accepte encore une mission, une mission de sauvetage ce coup-ci, si tout se passe comme prévu. C’est aussi pour ça que je reste aussi longtemps : pour déterminer l’esclave qui mérite le plus d’être sauvé.

Voilà, j’approche de la maison où je devrai me faire « enrôler » par tous les moyens. Mais apparemment, je ne suis pas le seul à profiter de la nuit noire pour me faire discret… J’ai beau avoir mon fidèle poignard aché dans ma manche, je me dis que lorsqu'une ombre se balade aussi discrètement, autant rester sur ses gardes.

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MessageSujet: Re: La cité Fantôme, c'est par où? Jeu 5 Nov - 14:38


feat. Liam Plainsaw


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Je te permettrais pas de gâcher ta liberté sous mes yeux, stupide boule d'écaille!  





Les pâles rayons de lumière artificielle filtrent difficilement à travers les épais barreaux de ma fenêtre. Lentement j’entrouvre les yeux, aveuglée au premier abord. Puis petit à petit mon iris se dilate et s’habitue à cet afflux de luminosité. Je lève la tête vers le tout petit carré que je me plais à appeler fenêtre. Il s’agit-là de mon seul lien avec le monde extérieur. Le « dehors » comme l’appellent les plus anciens. Je grogne, encore à moitié assoupie, lorsqu’un jeune homme aux beaux cheveux blonds pénètre dans la salle. Cette dernière est séparée en deux : un laboratoire et ma cellule. Cela fait des semaines, des mois, des jours que je suis enfermée… J’ai cessé de compter depuis mon emprisonnement. Mais qu’ai-je donc fais me demanderez-vous ? Je suis une criminelle, j’ai commis le pire crime possible dans cette cité. Je suis née Hybride pure et j’ai continué à vivre. Ma vie appartient depuis ma naissance aux Humains. Vivre sa vie comme on l’entend n’est pas permis, lorsqu’on ne naît pas dans la classe supérieure. Mais peut-on réellement choisir notre faction, avant notre naissance ? Voilà comment commencent la plupart de mes matinées, dans la cité du Solstice.

« Alors ma petite 05052015F, comment vas-tu aujourd’hui ? »

Je ne réponds pas. La queue basse et les yeux perdus dans le vague, je me demande quand est-ce que je pourrais de nouveaux sortir. Ils ont dit qu’ils avaient besoin d’étudier mon ADN pour en savoir plus de ceux de mon espèce. La parole des Humains faisant foi ici, j’ai été enfermée ici. La voix de ce chercheur est guillerette et attrayante. Je l’aurais rencontré dans d’autres circonstances, j’aurais peut-être essayé de sympathiser. Mais la cette voix suave et amicale me dégoûte au plus haut point. Il doit s’en rendre compte, car il soupire et tape du stylo sur son carnet.

« Tu n’es pas très coopérative en ce moment. »

Perspicace en plus de ça. Pourquoi les Hommes physiquement attirants et mentalement au-dessus de la moyenne sont-ils toujours de parfait connards ? Je n’ai pas envie de lui répondre. Tous ceux de sa race me débectent. Tous les matins c’est la même rengaine, comment je vais, est-ce que je prends bien le traitement qu’on me donne, comment je le supporte… Ils veulent des informations sur ma survie suite à l’inoculation d’étranges maladies. Mais depuis une semaine les médecins qui me suivent sont mécontents, je ne prends plus les gélules, je brise les seringues et je me suis enfermée dans un mutisme agaçant. Le blondinet reprend en ouvrant ma cage.

« Aujourd’hui non plus, tu n’as pas prit le traitement que t’ont prescrit les médecins ! C’est mal 05. Très mal. »

Je suis terrorisée. Aah. Je tremble. Non plus sérieusement, je suis censée lui répondre quoi ? je m’en fiche de ses médocs. Je me fiche éperdument de ce qu’il pense de moi. Je n’ai jamais prêté le serment de le servir lui, ou de servir les médecins. Je suis un objet qui doit obéir à son maître, j’ai été élevée et formatée pour ça. Mais je n’ai pas de maître ici, je n’ai donc d’ordre à recevoir de personne. Je suis perçue comme une Hybride docile et facile à manipulée. Mais ne seraient-ils pas allés un peu loin ? Je commence à sérieusement en avoir assez. Mon oreille tressaillit, à côté aussi l’Hybride a décidé de n’en faire qu’à sa tête. Celui qui s’occupe de moi me relève le menton et plonge son regard azur dans mes yeux vairons. Il a l’air très sur de lui, étrange pour quelqu’un de sec et de chétif comme lui. Un seul coup de mâchoire me suffirait pour l’envoyer rejoindre les Dieux. Un seul. Plus il approche sa tête et plus les battements de sa carotide deviennent une obsession pour moi. L’envie de le mordre commence à prendre le pas sur la raison.

« As-tu déjà oublié ce que l’on fait aux enfants qui ne sont pas coopératifs ? »

Cette phrase ravive une douleur sourde dans mon dos. La veille au soir j’ai été attachée dans la salle de torture. Pendue par les bras on m’a fouetté le dos presque toute la nuit. Cela fait une semaine que j’endure ce traitement horrible, car je refuse de prendre mes comprimés. Ma douleur se mue doucement mais sûrement en rage. Ce sourire satisfait, cet air provocateur… C’en est trop. Il ne se doute pas que nous sommes des animaux ? Mes pupilles se réduisent à deux fentes et je lui saute au cou. C’est avec extase que je plonge mes crocs acérés dans sa jugulaire. Criant de douleur il tente d’attraper son teaser, mais son bras s’étale sur le sol avant qu’il ne l’atteigne. Lorsque je me reprends je constate qu’il ne respire plus et qu’un voile blanc opaque recouvre ses yeux couleur ciel. Je lui relève la tête, pleine d’assurance il y a à peine quelques instants. 

« Tu salueras les Dieux de ma part, stupide bipède. »

Je lui prends son trousseau de clef ainsi que son pass. Je sais que je ne passerais pas inaperçue vu mes habits de criminelle, alors autant me changer. J’ouvre le vestiaire et me sert, volant l’habit d’une femme que je ne connais pas. Dernier problème : ma puce. Elle risque fort de sonner une fois que j’essayerais de m’enfuir du centre. Soit je le joue bourrin et je décide de m’enfuir du centre sans y prêter attention soit je la joue fine…

Je viens de franchir les portes. J’ai récupéré une puce active sur un de mes congénères, mort sous les coups. Lorsque la sécurité m’a arrêtée j’ai prétexté l’avoir oublié dans ma poche. Ils m’ont alors laissé m’en aller. Décidément ces Humains sont encore plus stupides que ce que je pensais. Il va néanmoins falloir que je me cache, la police de la cité possède des appareils pour détecter les puces. Inutile d’exhiber la mienne. D’autant plus que je porte encore mon tatouage sur le bras. L’avantage de cette cité est qu’échapper aux laboratoires n’est pas compliqué : il suffit de se faire adopter par un riche quelconque. Ça tombe bien, ces raclures ont toujours besoin de personnel ! J’entre dans une auberge, le jour me servira à trouver un maître.

La nuit est tombée et j’ai trouvé toutes les informations que je voulais. Un noble vient de perdre trois de ses esclaves et cherche actuellement des Hybrides pour les remplacer. Je profite de la noirceur du soir pour me faufiler jusqu’à ladite maison. Les rues sont déserte juste quelques passages de policiers brisent l’agréable silence qui endort la vie de la ville. J’esquive habilement les passages des forces de l’ordre et arrive en vue du bâtiment. Une odeur me suffoque alors. Quelqu’un est déjà devant la porte. Il ne vient pas du solstice. Il sent le frais, il sent… La liberté. Je sens un relent de bile monter dans ma gorge : que vient-il faire ici s’il est libre chez lui ? Une ardente colère embrase mes prunelles bicolores. Je me glisse jusqu’à atteindre une zone mi ombre mi lumineuse. La moitié de mon visage est visible, pas l’autre. Je suis vêtue d’un long mateau noir dans le dos duquel se trouvent deux sabres. Deux petits cônes sur le haut de ma capuche révèlent mes oreilles renardes. Ma queue s’agite derrière moi. Je ne le connais pas mais il me met déjà hors de moi. Ma phrase s’apparente plus ç un feulement purement bestial.

« Je ne savais pas que certains Hybrides étaient stupides au point de fuir la liberté. »

Un sourire cynique a pris place sur mon visage. Je compte bien me foutre de sa gueule ouvertement. Il revient d’un endroit dont je ne connais rien, il avait tout ce qu’un hybride d’ici peut souhaiter. Et il l’abandonne au profit d’une vie minable et misérable. Mon ton se fait acerbe et dur.

« Tu n’as rien à faire ici, étranger. »

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MessageSujet: Re: La cité Fantôme, c'est par où? Sam 28 Nov - 20:44
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L’ombre s’arrêta dans une zone moitié ombre, moitié lumière au moment exact où je resserrai ma prise sur mon poignard. C’est toujours plus rassurant d’affronter des situations périlleuses avec un couteau de chasse, pas vrai ? Mais bon, j’avais beau être assuré par mes capacités de ne pas perdre un potentiel combat (cela dit, je ne connaissais pas les capacités de l’ombre mais elle respirait le dédain et l’assurance – autant rester sur ses gardes), je n’en menais pas large. Était-ce une sorte de garde ? Un hybride ? Le fait qu’elle se cache m’apprenait qu’elle n’était pas quelqu’un de chargé de la défense, qui se serait probablement avancé vers moi en brandissant une matraque ou un Taser. Mais alors, qui était-ce ? J’étais un peu perturbé, et je dois avouer que la phrase qu’elle prononça acheva de me déstabiliser.

« Je ne savais pas que certains Hybrides étaient stupides au point de fuir la liberté. »

Bon, ça m’apprenais au moins que l’ombre n’était pas libre, et était probablement un esclave. Un esclave seul, à l’extérieur, en pleine nuit ?
« Tu n’as rien à faire ici, étranger. »

Ça, je le savais, merci. D’après elle, pourquoi je me baladais dans l’ombre avec un masque à gaz, la nuit, discrètement ? Mais bon, mon bon sens me souffla que quelqu’un qui utilise un ton aussi agressif et menaçant que ça était probablement tout sauf amical. Autant éviter de balancer une réplique cinglante sur le fait qu’elle fasse des phrases aussi évidentes que si elle m’annonçait que j’avais deux jambes et autant de bras. En gros, autant éviter l’affrontement et annoncer directement ce que je fais ici.

« Ah, ravi de te rencontrer ! Je suis Liam, je viens d’une autre cité et je viens infiltrer celle-là pour des raisons qui, malheureusement, ne te regardent pas. Oh, j’oubliais : je suis passé par les égouts, comme peuvent le témoigner mon odeur – si tu as l’odorat assez développé pour deviner que je suis un Hybride étranger – et mon masque à gaz. Je ne veux aucun mal aux hybrides esclaves, je suis justement censé en devenir un provisoirement dans cette maison, là, et je sais accessoirement me battre. Tu as d’autres questions ou je peux y aller ? »

Voilà, je ça avait le mérite d’être clair. Ne pas se laisser démonter, essayer de lui faire comprendre que je n’agis pas contre ses intérêts et aussi me présenter un peu. J’espérais que ma petite tirade aurait un peu calmé notre amie pourtant si hospitalière, et qu’elle me laisserait un peu tranquille pour ma besogne. D’ailleurs, je me faisais une note mentale pour essayer de me souvenir de ne pas choisir cette Hybride pour le sauvetage, pour la simple et bonne raison qu’une personne capable d’être aussi douce et prévenante qu’une perfusion d’acide nitrique pur n’aurait pas fait bon effet dans notre cité.
Bon, vous me direz que j’ai dit ce qu’elle ne savait pas sur moi, et que ça ne m’avançait pas vraiment à grand-chose. Autant lui montrer que je n’étais pas le dernier des abrutis, et lui faire comprendre un peu plus que ne lui voulais aucun mal.

« Bon, maintenant j’ai quelque chose à te dire. Tu es une Hybride femelle – jusque-là, facile – qui est apparemment plus Humaine que Renarde, tu traînes la nuit, discrètement, dans une cité qui n’a pas de pitié pour les Hybrides, et en plus tu m’en veut probablement parce qu’à tes yeux je suis quelqu’un de stupide qui fuit la liberté pour retrouver le confort d’un collier et d’une cage. Tu t’es probablement échappée de quelque part, comme le témoignent ton odeur - un mélange des effluves du sang et de la captivité – et donc je peux comprendre que tu m’en veuilles de venir de la liberté. En gros, si je devais résumer la situation, comme un hybride ici ne peut pas ne pas avoir de maître, que tu viens de t’échapper d’un endroit qui sent le désinfectant et que tu viens spécialement à cet endroit de la cité, tu veux probablement te faire enrôler par le riche qui vit ici qui vient de perdre ses esclaves pour fuir ce laboratoire d’où tu viens, et tu ne t’attendais pas du tout à trouver quelqu’un qui vient de dehors devant cette même porte. Je me trompe ? »

Voilà, au moins cette Hybride se rendrait compte que je préfère les discours aux coups. Mais bon, comment prévoir la réaction de quelqu’un quand on ne peut rien prévoir, comme moi ? Je décidai qu’il serait préférable de rester sur mes gardes et raffermissais ma prise sur l’arme dans ma manche, juste au cas où.


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MessageSujet: Re: La cité Fantôme, c'est par où? Lun 28 Mar - 16:07


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Je te permettrais pas de gâcher ta liberté sous mes yeux, stupide boule d'écaille!  





Je continue de l’observer dans le silence inquiétant de la nuit. Les patrouilles dans ce coin de la cité sont rares, et pour cause : les nobles ne supportent pas le raffut des gardes. Je profite donc de ce calme plat pour le détailler de plus près. Il porte un masque à gaz ce qui confirme pour de bon mon hypothèse : il vient bien d’une autre cité que la mienne. Peut-être même qu’il fait partie de la redoutée cité Fantôme ? Hm. A le regarder comme ça en tout cas il ne m’inspire guère le respect que nous devons tous à ces haut dignitaires. De plus les envoyés spéciaux de cette cité mythe ou réalité sont souvent très bien traité par les autorités et n’ont pas besoin de se cacher ou de passer par les égouts… Je fronce le nez, il a beau sentir la liberté il pue surtout les excréments. Je remarque que depuis tout à l’heure une de ses deux mains est posée sur un petit couteau. Espère-t-il me combattre avec une chose aussi ridicule que ça ? J’ai tout de même deux sabres très aiguisés dans le dos. Plus un couteau accroché à la cuisse. Un rictus moqueur prend place sur mon visage. Il a beau ne pas avoir l’air agressif j’espère vraiment pour lui qu’il ne compte pas m’affronter. Cet homme, une fois bien analysé, me laisse perplexe plus que colérique. Il m’agace, certes, mais il pique tout de même ma curiosité.

«Ah, ravi de te rencontrer ! Je suis Liam, je viens d’une autre cité et je viens infiltrer celle-là pour des raisons qui, malheureusement, ne te regardent pas. Oh, j’oubliais : je suis passé par les égouts, comme peuvent le témoigner mon odeur – si tu as l’odorat assez développé pour deviner que je suis un Hybride étranger – et mon masque à gaz. Je ne veux aucun mal aux hybrides esclaves, je suis justement censé en devenir un provisoirement dans cette maison, là, et je sais accessoirement me battre. Tu as d’autres questions ou je peux y aller ?»

Ainsi il est ravi de me rencontrer. Ha, la bonne blague. Il a l’impression que je suis stupide ou quoi ? Il infiltre ma cité pour des raisons qui ne me regardent pas. Décidément on peut dire qu’il a eu beaucoup de chance de tomber sur un hybride en cavale qui cherche désespérément un maître. N’importe quel autre animal de compagne l’aurait immédiatement dénoncé et il se serait retrouvé dans une belle panade. Personnellement, je me ferais jeter au laboratoire en même temps que lui, alors que je viens tout juste de m’en échapper. Ce serait quand même un peu bête. Ça me fait une belle jambe qu’il ne nous veule aucun mal, il n’empêche qu’il n’a rien à faire ici ! Quel genre d’idiot peut venir narguer les hybrides esclaves dans leur propre cité ?! Enfin, je suppose qu’il doit avoir de bonnes raisons. Et en plus il sait se battre. Donc il n’a qu’à se débrouiller tout seul, je ne compte aucunement l’aider à se trouver une place ici. Mais il m’a l’air bien cynique et fier pour jouer les hybrides esclaves. Nous autres, hybrides esclaves, appartenons à notre maître de notre naissance à notre mort. Et dans le pire des cas nous appartenons à la science. J’ai été éduquée pour servir au mieux le maître qui voudra de moi, sera-t-il seulement capable d’endurer ça, lui qui vient de la liberté ? J’ai hâte de goûter à ce délicieux spectacle. Alors qu’il reprend la parole j’en profite pour m’extirper totalement de l’obscurité.

« Bon, maintenant j’ai quelque chose à te dire. Tu es une Hybride femelle – jusque-là, facile – qui est apparemment plus Humaine que Renarde, tu traînes la nuit, discrètement, dans une cité qui n’a pas de pitié pour les Hybrides, et en plus tu m’en veut probablement parce qu’à tes yeux je suis quelqu’un de stupide qui fuit la liberté pour retrouver le confort d’un collier et d’une cage. Tu t’es probablement échappée de quelque part, comme le témoignent ton odeur - un mélange des effluves du sang et de la captivité – et donc je peux comprendre que tu m’en veuilles de venir de la liberté. En gros, si je devais résumer la situation, comme un hybride ici ne peut pas ne pas avoir de maître, que tu viens de t’échapper d’un endroit qui sent le désinfectant et que tu viens spécialement à cet endroit de la cité, tu veux probablement te faire enrôler par le riche qui vit ici qui vient de perdre ses esclaves pour fuir ce laboratoire d’où tu viens, et tu ne t’attendais pas du tout à trouver quelqu’un qui vient de dehors devant cette même porte. Je me trompe? »

Ah, maintenant il a des choses à me dire ? S’il comptait m’apprendre que je suis une hybride femelle, malheureusement j’étais déjà au courant. Bizarre n’est-ce pas ? Ainsi j’ai l’air plus humaine que renarde… C’est que la forme de mes jambes doit être bien cachée, car elles ne ressemblent pas du tout à ces pattes étranges qu’ont les humains. Je me déplace debout certes mais elles ont gardées leur forme animale, ce qui me permet d’être une des hybrides les plus rapides de la ville. Ma queue s’agite, signe de mon agacement. Oui je viens chercher le confort d’un collier et d’une cage, moi. Car sans maître je serais encore une fois capturée par la fourrière et offerte à la science sur un plateau d’offrandes ! Et qu’est-ce qui lui faire dire que je ne suis pas une hybride de chasse ? Beaucoup de nobles nous utilisent pour patrouiller près de leur maison la nuit et faire fuir, ou tuer, les intrus. Enfin, il a vu juste. Tant mieux pour lui ma foi. Je souris, amusée mais tout de même un peu cynique.

« Je vois que je suis percée à jour. Soit j’avoue tout monsieur l’agent secret, je suis une Hybride renarde qu’aucun noble n’a voulu acheter lors de la dernière vente où l’on m’a exposée. J’ai donc directement été transférée en centre de recherche, pour servir un nouveau maître : la science. J’ai été disséquée dans tous les sens, pour finalement apprendre que dans un an on me jettera à la pollution car on saura tout de moi. Je viens donc chercher le confort d’un foyer et d’une laisse pour échapper à mon triste sort. A mon tour de me présenter, je suis le sujet n°05052015F, aussi appelée Kyoshiro. Je m’attendais à trouver un fugitif solstice, mais pas un espion. Maintenant laisse moi t’enseigner deux ou trois choses : un bon esclave se tait. Un bon esclave obéit. Un bon esclave est toujours prêt à se faire marcher dessus par son maître. Et surtout : il ne porte aucune arme lui permettant d’attenter à la vie de son seigneur.»

Lorsque je termine ma phrase je saisi mes sabres. Une bicoque abandonnée se tient juste à côté de moi je me glisse à l’intérieur, y dépose mes sabres, et en ressort. Je lui fais de nouveau face, découvrant cette fois mon visage.

« Le maître a tout pouvoir sur nous. Tandis que nous nous sommes son influence au sein de la cité. J’espère pour toi que ta puce est bien paramétrée, nous serons scannés avant de pouvoir voir notre futur bourreau.»

Je me dirige vers la porte et sonne, espérant que le majordome ne sera pas trop sévère avec nous et que les trois places ne sont pas déjà prises…


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MessageSujet: Re: La cité Fantôme, c'est par où?
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